BDSM...
Une question
qui revient souvent dans les conversations : comment es tu arrivée à devenir adepte du BDSM ?
Comment peut on décider un jour de se laisser torturer , ficeler, attacher
,supplicier ?.. je résume un peu les diverses formulations ^^..
Oufff ca
fait peur, dit comme ca ^^
On a
évidemment tous, ses propres raisons, ses propres motivations …
La mort de
ma mère il y a 14 ans, a laissé un grand vide derrière elle .. Elle était le
pilier central, elle tenait l’église au milieu du village comme on dit.
Une grande
souffrance intérieure s’est installée en
moi. . une grande solitude aussi car je ne devais rien attendre de mon
père ou de mon frère .. Ils étaient en symbiose tous les deux, je n’y
avais aucune place… bref…. Je ne vais
pas m’étendre sur ce sujet … le mot est donc laché «
souffrance »… et pas douleur.. deux notions à ne pas confondre…
Un jour en
fouillant un peu sur le net, dans les annonces,
je ne savais pas tres bien ce que je cherchais en plus… je découvre
cette fameuse annonce « nawashi ( shibariste expérimenté) cherche
modèle pour s’entrainer .. débutante acceptée si endurante et capable de se
dépasser « Kézako ??? nawashi ? Shibariste ? …. Je me suis
donc documentée… et j’ai répondu… le bol !!!! il était de ma région à 8 km
à peine … génial !!.. une première rencontre, pour voir si le feeling
passe, si je lui conviens… photos à l’appui de ses modèles précédents…
ouahhh !! puréee….. je ne peux pas faire ca !! je suis claustrophobe,
je panique à chaque fois que je me sens à l’étroit… alors ca … ??
oufff……mais des conversations , des mots d’encouragement, une mise en confiance
en douceur et me voila en train d’accepter une première séance de cordes …… je
ne vous dis pas dans quel état fébrile je me trouvais.. à la fois anxieuse,
excitée et impatiente de découvrir ces
fameuses sensations de délivrance…j’en suis revenue épuisée, fatiguée mais dans
un état d’apaisement que je ne m’expliquais pas… les rencontres se sont
succédé… les cordes sont devenues plus contraignantes, plus libératrices et
agrémentées d’autres accessoires, j’ai découvert le repli sur soi avec les yeux bandés, l’isolement sensoriel , les
picotements puissants de la cire..et d’autres tourments ..
Exorciser une souffrance intérieure en la concrétisant, en la rendant « matérielle » , physique, charnelle…Passer de l’état de souffrance à l’état de douleur ….Douleur controlée, ciblée , dosée …Comme un exutoire, comme un défouloir, comme une délivrance …fixer son esprit sur la gestion de la douleur, se focaliser sur la maitrise de soi indispensable pour ne pas paniquer, trouver cette force intérieure indispensable pour se laisser aller , se laisser guider en toute confiance, relacher ses tensions, pour lacher prise…. Céder…. Lacher.. Arreter de se battre contre soi même… se libérer…

Commentaires
Enregistrer un commentaire